livres

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Les dimensions économiques et sociales du travail sont au cœur du choix de société. Durée du travail, heures supplémentaires, stress au travail, délocalisations, licenciements, pouvoir d’achat, âge de la retraite ne cessent d’alimenter débats et controverses. Mais qu’en est-il vraiment de ces questions ? Cet ouvrage propose des points de vue et des synthèses sur l’état du monde du travail dans la France d’aujourd’hui. Tour à tour les questions de l’emploi et du chômage, des salaires et des revenus, de la protection sociale et des conditions de travail, des restructurations d’entreprise et, enfin, des relations sociales et de la conflictualité, sont analysées par une équipe de chercheurs spécialisés.

L’objet du livre est d’éclairer les faits sociaux et économiques de la période contemporaine par les acquis de la recherche présentés de manière pédagogique et accessible à tous ceux qui s’y intéressent. Le lecteur y trouvera les données disponibles les plus actualisées, des mises en perspective sur plusieurs décennies, des indicateurs inédits, des analyses et grilles de lecture, de même que des éléments de comparaison européenne.

L’ouvrage est réalisé par une équipe de chercheurs de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES). Fondé en 1982 par l’ensemble des organisations syndicales représentatives, avec le concours des pouvoirs publics, l’IRES a pour vocation de répondre aux besoins exprimés par les organisations syndicales françaises dans les domaines de la recherche économique et sociale.

Théâtre

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Scènes de vies d'ouvriers, le spectacle "sortie d'usine" conté par Nicolas Bonneau nous ammène à travers la mémoire de petits héros ordinaires. En tournée à partir d'octobre.

 

En 2006, Nicolas Bonneau, auteur et conteur, a amorcé un collectage de paroles d’ouvriers dans la région Poitou-Charentes et plus particulièrement en Deux-Sèvres, dans un contexte rural.

Pendant plusieurs mois, certains ont accepté de parler : des retraités, des actifs, des syndiqués de tous bords, hommes, femmes, militants, résistants, cheminots, infirmières, cadres, patrons...
D’autres ont refusé : « C’est déjà suffisamment pénible en ce moment, avec les licenciements, alors si en plus faut en parler le soir. »
Et des usines de différents secteurs se sont laissé approcher: métallurgie, pétrochimie, automobile, plasturgie, confection, chaîne du froid, laiterie, tuilerie, usines désaffectées. Sortie d’Usine !

Autour du monde ouvrier, la petite et la grande histoire se rencontrent, pour des récits puisés auprès de ceux qui les ont vécus.
Gilbert sort du lotissement qui le conduit chaque matin à l’usine. Un atelier d’usinage dans une usine de chimie lourde. Sa femme travaille dans la confection. Juste à côté, dans le marais, les tuileries ont presque toutes fermé. Ce matin, coup de fil de l’agence d’intérim. Sylvia trouve que le boulot de sa mère, « c’est vraiment l’enfer ». Hier soir dimanche, veille du lundi matin et du boulot qui reprend, Marie-Claire a encore vomi. Il faut souder la cuve dans la poussière de Chrome et de Nickel. L’usine c’est la mort parfois. Parfois aussi, on rigole. Il y a des usines désaffectées, des montées à Paris pour la manif, des syndicats et des piquets de grèves, des coups de gueules et des coups à boire, des matins difficiles et des quotidiens qui ne demandent qu’à chanter.
Des mots comme une révolte, des histoires pour ne pas se laisser contaminer par le monde comme il va, des personnages en forme d’hommage à la classe ouvrière.
Le spectacle « Sortie d’usine » est aussi une enquête, l’enquête d’un fils d’ouvrier qui cherche à comprendre pourquoi son père a arrêté l’usine au bout de 35 ans.

Nicolas Bonneau se nourrit de la petite histoire des gens pour raconter les grandes luttes sociales, pour rendre hommage aux « déshérités », aux humbles, mais aussi pour pousser un coup de gueule ! Il nous rappelle sans cesse qu’être artiste est une fonction et non une profession.

 

19 et 20 novembre au Palace à Périgueux (24000)

26/27/28 janvier 2010 au théâtre des fourriers Rochefort (17300)

Sans papiers, mais libres !

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Depuis le printemps 2008, 2 500 travailleurs sans papiers se sont mis en grève pour obtenir une régularisation de leur situation. Avec un immense courage, ils ont dépassé la peur de l’arrestation pour engager une lutte au grand jour. Ce sont les héros de ce livre. Ceux dont on ne parle jamais : Aboubakar le cuisinier, Biranté le rippeur, Fanta la femme de chambre, Hamet le maçon, Nadia la nounou des enfants. Tous travaillent, sont déclarés par leur employeur, paient des cotisations sociales et des impôts, mais se voient refuser un titre de séjour. Ils ont été 2 500 en grève, pendant des semaines, parfois des mois. Plus de 2 000 d’entre eux ont obtenu des papiers et, très souvent, de meilleures conditions de travail.

Marion Esquerré et Bernard Rondeau se sont rencontrés Chez papa, le premier jour de la grève. Pendant plus d’un an, Bernard Rondeau a photographié ces femmes et ces hommes sur leur lieu de travail, dans des manifestations, au cours de réunion publiques… Il a saisi leurs regards déterminés, leurs sourires d’espoir et de joie, leurs mains qui se ferment, leurs traits fatigués aussi. Les récits de Marion Esquerré viennent ponctuer ces photographies et mettent en lumière la vie et le combat des travailleurs sans papiers.

Cet ouvrage nous parle de dignité, de colère et de joie, d’espérance, de solidarité, de détermination. Il nous montre des hommes libres (présentation des auteurs).

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Dernière mise à jour de cette page le 09/10/2009

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